|
La Sagouine is a monument in Canadian theatre. Since 1971, after 2000 performances by the formidable Viola Léger, this one-woman show has found its way into the hearts of audiences, English and French, across the country and around the world. Known only by her derogatory name, la Sagouine is an old Acadian scrubwoman with a wicked tongue. Perched at the bottom of the social ladder she eyes, with great delight, the contradictions that abound all around her, in people, governments, even our sense of ourselves as a nation. Her stories run the gamut from the poetic, the raucous, the sardonic to the life-affirming hopeful. Not to be missed!!
La Sagouine est un monument du théâtre canadien. Depuis 1971, avec plus de 2000 représentations données par l’inénarrable Viola Léger, ce one-woman-show a conquis spectateurs français et anglais, à travers le pays et dans le monde entier. Connue uniquement sous son sobriquet, la Sagouine est une femme de ménage acadienne âgée à la langue bien pendue. Du bas de l’échelle sociale, elle promène un œil incisif sur les contradictions qui abondent autour d’elle, chez les gens, au gouvernement et dans nos perceptions de nous-mêmes comme peuple. Ses histoires sont tour à tour poétiques, sardoniques, mais pleines de vie et d’espoir et toujours désopilantes. À ne pas manquer!!
Directed by/Mise en scène : John Van Burek
Sets /Décors : Yannik Larivée
Lighting /Éclairages : Robert Thomson
Costumes by : François Barbeau
Synopsis
In 1971, Antonine Maillet wrote sixteen crackling monologues for la Sagouine, basing them on a real-life character in her native Bouctouche, a small Acadian fishing village north of Moncton. Dirt poor, la Sagouine’s education was the school of hard knocks and her livelihood was ignominious. Seventy-two years old if she’s a day, she has never set foot outside her village, although this has hardly diminished her sense of observation and has given her ample time for reflection. The stories were originally conceived for radio and indeed, the first one, Death, was an instant success when broadcast on Radio-Canada in Atlantic Canada. Right away, Antonine Maillet was called upon to keep them coming so, over the next four months, she wrote one episode per week. Then, of course, it was time to publish all sixteen of la Sagouine’s remarkable stories and the author’s friend and fellow teacher, Viola Léger was called upon to dress up as la Sagouine and start cleaning the room during the party following the book launch. She elbowed her way into the crowded cocktail reception and began emptying garbage bins. The astonished guests cleared a space around her and she began with those now famous lines, “Maybe my face is black and my skin’s all cracked, but M’sieur, my hands is clean! My hands is clean ‘cause I’ve had ‘em in water m’whole life!” And thus began an astonishing career for this wonderful work by Antonine Maillet and this extraordinary actress, Viola Léger, a career that has taken them both across Canada, to Europe and to the U.S. Of the sixteen monologues, Viola Léger has performed twelve on stage in French and five of those in English. Now, for this new production, she is performing The War for the first time en anglais.
Death: in her simple way, la Sagouine reflects upon mortality. She knows she is nearing the end of her life and she is given to wondering what will happen when she “crosses over to the other side.” People tell her she should see a doctor, but isn’t it safer not to know what you’ve got...?
The Pews: families in the parish go back for generations and they have sat in the same pews for over a hundred years. La Sagouine recalls the time the priest decided that, to raise some money, he would auction off pews to the highest bidders.
The Census: a quintessentially Canadian puzzle : who are these Acadians and where do they fit in? And how come the Government wants to know so much about them all of a sudden? In a fishing village, folks know how to smell something fishy.
The War: what a paradox! There’s nothing like a war to get the Government’s attention. But, of course, it’s not like that anymore…
The Spring: age and financial hardships be damned; when spring arrives and the air smells new, when there’s a flock of wild geese coming back home, it’s a sure sign that things are looking up. Indeed, her face may be dirty and her skin all cracked but la Sagouine knows beauty when she sees it. It’s as if life were just beginning!
Synopsis
In 1971, Antonine Maillet a écrit pour la Sagouine seize monologues croustillants, inspirés d’un véritable personnage de Bouctouche, petit village de pêcheurs, son village natal, situé au nord de Moncton. Née dans le plus grand dénuement, la Sagouine est allée à l’école de la vie et elle gagne misérablement son existence. À l’âge de soixante-douze ans, elle n’a jamais quitté son village, ce qui ne l’empêche pas d’avoir sur le monde un sens aigu de l’observation. À l’origine, ces histoires ont été conçues pour la radio, et la première, La mort, a connu un succès tel, dès sa diffusion à Radio-Canada dans les Maritimes, qu’on a immédiatement demandé à Antonine Maillet d’en produire d’autres. C’est ce qu’elle fit, un épisode par semaine pendant quatre mois. Ensuite, vint le temps de publier les seize remarquables histoires de la Sagouine. C’est alors que Viola Léger, amie et collègue de l’auteure, a accepté d’interpréter le personnage à l’occasion du lancement du livre. Se frayant un passage parmi les invités nombreux à la récepton, elle a fait le tour des poubelles pour les vider. Puis, à la grande surprise de tous, elle s’est mise à dire son texte, désormais célèbre: «J’ai p’t’ête ben la face nouére pis la peau craquée, ben j’ai les mains blanches, Monsieur! J’ai les mains blanches parce que j’ai eu les mains dans l’eau toute ma vie!». Et c’est ainsi qu’a commencé l’étonnante carrière de ces merveilleux textes d’Antonine Maillet et de leur extraordinaire interprète, Viola Léger, carrière qui les a menés partout au Canada, en Europe et aux États-Unis. Viola Léger a interprété douze de ces monologues en français et cinq en anglais. Pour cette nouvelle production, elle interprète La guerre pour la première fois en anglais.
La mort: À sa façon naïve, la Sagouine réfléchit sur la mort. Elle sait que sa vie touche à sa fin, et elle se demande ce qui «vient après». À l’idée d’aller voir le docteur, elle hésite: « Une fois que le docteur s’est prononcé, il s’est prononcé, et vous êtes pris avec le mal qu’il a noumé».
Les bancs d’église: depuis des générations, des siècles même, les familles de la paroisse occupent les mêmes bancs d’église. La Sagouine évoque la fois où le prêtre a décidé que, pour ramasser des fonds, il allait vendre les bancs à l’encan.
Le recensement: un casse-tête typiquement canadien; qui sont ces Acadiens? Et comment se fait-il que le gouvernment s’intéresse soudain à leur sort? Dans un village de pêcheurs, les gens ont le nez fin.
La guerre: quel paradoxe! Il n’y a rien comme une guerre pour attirer l’attention du gouvernment. Mais, bien sûr, les choses ont changé…
Le printemps: au diable la vieillesse et la pauvreté; quand arrive le printemps et que l’air sent bon, quand les oies sauvages reviennent au pays, c’est sûr qu’il y a de l’espoir. La Sagouine a peut-être «la face nouére pis la peau craquée», mais en matière de beauté, elle s’y connaît. C’est comme si la vie recommençait!




|